Espace pro
Emploi | Recruteur | Formation | Fournisseurs | Agenda | Actu Produits | Tendances - Marchés | Revente LMNP
Nos Services | Qualité & Conseil | Financement | Emploi & Formation | Investissement - LMP | Achat - Vente Ehpad

L'immobilier de santé, un marché loin d'avoir épuisé tout son potentiel

PRECEPTA publie une étude sur le thème de l'immobilier de santé.

Publié le 16 avril 2015


PRECEPTA vient de publier une étude approfondie, après plusieurs mois d'enquêtes, sous le titre : « L'immobilier de santé à l'horizon 2020 - Stratégies, opportunités et perspectives de développement »
Auteur de l'étude : Jean-Christophe Briant

Les principaux enseignements de cette analyse de 350 pages sont les suivants :

« C'est un marché plein de paradoxes. Pour la quatrième année consécutive, le volume d'investissement en immobilier de santé a dépassé en 2014 la barre des 500 millions d'euros à plus de 730 millions. Le niveau soutenu des investissements mais aussi l'émergence d'un marché secondaire et une pratique bien ancrée de l'externalisation des murs chez les grands groupes de cliniques et/ou de maisons de retraite témoignent de l'arrivée à maturité du marché.

Et pourtant, le marché réel de l'immobilier de santé ne représentait fin 2014 (268 établissements et un patrimoine de près de 4,7 milliards d'euros) que 16% du marché « crédible » en nombre d'établissements et 20% en valeur, selon les calculs des experts de Precepta. Le marché « crédible », qui estime le marché potentiel de l'immobilier de santé, regroupe les candidats légitimes à l'externalisation immobilière. Il rassemble des opérateurs répondant aux exigences des investisseurs bailleurs et pour lesquels l'externalisation des murs répond ou pourrait répondre à des besoins. Au final, ce marché « crédible » se compose d'une cinquantaine de groupes pour un total de plus de 1 700 établissements sanitaires et médico-sociaux, dont plus de 1 100 EHPAD, selon Precepta.

Des actifs immobiliers convoités...

Ces actifs de qualité suscitent évidemment des convoitises.
Ils garantissent en effet des rendements élevés et stables sur le long terme. La spécificité des murs d'activité (dits « vivants » en raison des nombreuses extensions, constructions et restructurations) explique en grande partie le haut niveau des taux de rendement « prime » des actifs de santé (de 5,5% pour les EHPAD et jusqu'à 7,2% pour les cliniques MCO) comparé aux autres murs d'exploitation (4,3% pour les bureaux à Paris).
Ces actifs sont également un levier de diversification du portefeuille d'activités pour les nouveaux investisseurs ou les gestionnaires d'actifs.
Enfin, pour les exploitants comme Ramsay Santé/Générale de Santé, Médipôle Sud Santé/Médi-Partenaires, Vedici ou Korian, l'externalisation des murs permet de trouver d'autres sources de financement pour se développer. C'est aussi pour eux un moyen de se désendetter, de rationaliser son portefeuille d'actifs ou encore de se recentrer sur l'exploitation. D'ailleurs, nombre d'entre eux ont contribué depuis 2013 à la recomposition à l'œuvre dans les secteurs des cliniques et des EHPAD.

... par des investisseurs bailleurs exigeants...

Malgré les atouts de l'immobilier de santé et la rareté des opportunités d'investissement, les foncières, les institutionnels et les sociétés de gestion n'en demeurent pas moins sélectifs. Le caractère monovalent des usages, le caractère « vivant » des murs et l'obligation d'évaluer en permanence les performances d'exploitation de l'établissement preneur exigent de fait une forte expertise. Autrement dit, l'immobilier de santé est plus qu'un simple marché de diversification pour des investisseurs bailleurs généralistes. C'est la raison pour laquelle ils se montrent particulièrement sélectifs.

Les exploitants preneurs doivent ainsi satisfaire à quatre critères incontournables : la crédibilité de l'exploitation, la qualité de l'immobilier, le potentiel de valorisation et le prix d'acquisition. A propos de ce dernier critère, il s'agit de veiller à la compatibilité entre le prix de l'actif, le loyer et la structure du compte de résultat de l'exploitant. Le taux de couverture (loyers/EBITDAR ou excédent brut d'exploitation avant loyers) doit ainsi se situer entre 25% et 35% pour les cliniques entre 45% et 55% pour les EHPAD, le taux d'effort (loyers/EBITDAR) devant lui être compris entre 6% et 12% pour les cliniques et 10% à 20% pour les EHPAD.

Dans ces conditions, nouer des relations de type partenarial est indispensable. C'est encore plus vrai dans un contexte de rénovation des liens contractuels entre les bailleurs et les preneurs. L'entrée en vigueur de la loi Pinel met en effet un terme au bail « triple net », contrat jusqu'alors privilégié par les acteurs de l'immobilier de santé.

Pour plus d'information sur cette étude

  • http://www.precepta.fr/etude/limmobilier-sante-a-lhorizon-2020_5BAT31






D'autres articles pouvant vous intéresser

 alt="Interview d'Olivier Wigniolle, Président exécutif de DOMITYS"

Résidence Service

Interview d'Olivier Wigniolle, Président exécutif de DOMITYS

DOMITYS vient d’inaugurer la résidence « Galia », sa 200e résidence services seniors, à Brive-la-Gaillarde, marquant une étape symbolique pour le n°1 français du secteur, membre du Groupe AG2R LA MONDIALE. Depuis plus de 25 ans, DOMITYS développe un modèle centré sur le bien-vieillir, en conciliant confort, services et lien social. Olivier Wigniolle, Président exécutif, revient sur ce parcours, les spécificités de ce modèle et ses perspectives d’avenir.
 alt="Interview d'Olivier Wigniolle, Président exécutif de DOMITYS"

Résidence Service

Interview d'Olivier Wigniolle, Président exécutif de DOMITYS

Olivier Wigniolle, Président exécutif, revient pour Capgeris sur l’ADN de DOMITYS, sur l’évolution possible de son modèle économique pour répondre au nouvel environnement et nous parle plus en détail des possibilités d’investissement en résidences seniors.
 alt="Les services à la personne, un marché porteur et pourtant à la peine"

Tendances - Marchés

Les services à la personne, un marché porteur et pourtant à la peine

Xerfi vient de publier une étude sous le titre : « Le marché des services à la personne à l’horizon 2025 - Avance immédiate du crédit d’impôt, télétravail, inflation : quels impacts sur les marges ? Et quelles perspectives pour l’activité et le jeu concurrentiel ? »
 alt="Les résidences seniors se mettent au service des baby-boomers"

Tendances - Marchés

Les résidences seniors se mettent au service des baby-boomers

Nouvelle étude du XERFI : « Le marché des résidences seniors : comment concrétiser l’immense potentiel de croissance ? – Une base de données exclusive sur le secteur et les dynamiques régionales pour décrypter les stratégies d’innovation et d’adaptation »
 alt="Fin des EHPAD : quels nouveaux modèles pour demain ?"

Tendances - Marchés

Fin des EHPAD : quels nouveaux modèles pour demain ?

Découvrez la nouvelle étude des Echos Etudes qui fournit les outils pour repenser le modèle des EHPAD et se projeter dans une nouvelle offre de prise en charge plus personnalisée de la perte d'autonomie.
Tendances - Marchés


Suivre les tendances et le marché des services aux personnes âgées et des maisons de retraite, parfois qualifié "d'or gris". Démographie, nouveaux acteurs, évolution des investissements dans ce domaine, les nouvelles contraintes administratives ...

Besoin d'informations ?

Un conseiller vous recontacte gratuitement.




© Australis 2026 - Tous droits réservés.  //  Gestion des cookies