Les médecines parallèles : la Phytothérapie, ou la médecine des plantes

La Phytothérapie est une médecine populaire dans de nombreuses civilisations. Explication sur cette « science du soin par les plantes ».

Publié le 20 mai 2008

Comme toute médecine dite « non-conventionnelle » qui se respecte, la phytothérapie ne remporte pas tous les suffrages. Malgré une existence millénaire, cette science est parfois décriée par les partisans de la médecine actuelle (la plus usitée). Mais qu’en est-il réellement ?

Tout comme l’acupuncture chinoise, la phytothérapie est une médecine traditionnelle basée à l’origine sur des croyances, des préceptes et des vertus transmises de génération en génération. Médecine « planétaire » de par son utilisation répandue à travers le globe depuis des temps immémoriaux, la phytothérapie a su évoluer pour s’adapter aux peuples contemporains, du moins dans les pays occidentaux. Désormais complémentaire de la médecine « courante » (allopathie, etc.), cette science utilise principalement des extraits de plantes (les extraits « actifs », qui se présente la plupart du temps sous forme poudreuse voire liquide), non comme application directe à la manière de nos ancêtres, mais comme ingrédients entrant dans la composition de phytomédicaments, qui se présentent eux-mêmes sous forme liquide, pâteuse voire poudreuse ou tout simplement en comprimés et gélules.
Le plus souvent obtenus après broyage puis mélange de la poudre de plante séchée à une solution alcoolisée, les principes actifs, une fois purifiés puis transformés en médicaments, sont capables de soigner un grand nombre de maux, douleurs, maladies bénignes ou chroniques, et infections.

Traditionnellement, les plantes sont utilisées en baumes, teintures, infusions, etc., quasi-directement après le séchage des plantes, alors que la pharmacognosie (méthode moderne) emploie couramment le cryobroyage (broyage sous azote liquide) avant utilisation médicinale du produit, afin de pouvoir conserver et doser les extraits actifs de façon efficace.
L’herboristerie et ses quelques 2000 plantes médicinales ou encore les plantes aromatiques, les racines et les fleurs, sont soumises à des vérifications draconiennes et nécessitent une autorisation de mise sur le marché permettant d’éviter des erreurs de dosage, ou de composants pouvant entraîner des incidents chez les patients (le pavot, par exemple, est très réglementé en Europe, et cultivé à des fins exclusivement pharmaceutiques).

Les molécules bénéfiques pour l’organisme sont donc scrupuleusement sélectionnées, et les médicaments produits sont accompagnés d’une notice qu’il convient de lire attentivement, du fait de certaines contre-indications, particulièrement lors de traitements lourds (maladies graves). Toutes les plantes ne possèdent pas nécessairement des vertus curatives, et c’est pourquoi les phytothérapeutes appellent à la plus grande prudence malgré les idées reçues selon lesquelles toute plante non toxique serait inoffensive.

La Phytothérapie comportent diverses catégories telles que l’aromathérapie, la pharmacognosie, la pharmacologie, l’herboristerie, etc., qui sont autant de techniques de soin par les plantes, comptant chacune de multiples dérivés s’éloignant ou rejoignant plus ou moins la phytothérapie « globale ».

De fait, une médecine riche et qui n’est pas prête de s’éteindre, si l’on en croit les spécialistes.


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