Le Conseil général des Alpes-Maritimes agit pour la sécurité des seniors

Présentation du système de géolocalisation financé dans le cadre de l’Aide Personnalisée d’Autonomie

Publié le 06 janvier 2012

LA GEOLOCALISATION : UNE TECHNOLOGIE AU SERVICE DE LA LIBERTE ET DE LA SECURITE DES PERSONNES DESORIENTEES


Le fonctionnement d'un bracelet de géolocalisation

Le bracelet de géolocalisation est une montre multifonction avec système de téléphonie mobile, alertes intelligentes et GPS.

Plusieurs sociétés innovantes, telles que l'association Equinoxe, qui travaille avec l'Association France Alzheimer, proposent cette technologie aux personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et à leur famille.

L'utilisation du dispositif implique de souscrire à un abonnement de 69 euros par mois (et 25 euros de frais d'installation).

Un périmètre dans lequel le malade peut évoluer est déterminé avec la famille sur le support Google map.
Le bracelet est relié à une centrale d'appel et dispose d'un système de géolocalisation GPS-Assisté, d'une fonction GSM et d'un système de déclenchement d'alerte automatique.

Ainsi, ce dispositif peut répondre à plusieurs situations :

  • L'utilisateur sort de la zone de vie : une alerte est transmise à la centrale d'appel qui contacte immédiatement l'entourage pour l'informer de la sortie de la zone de vie de l'abonné.

  • Une demande de localisation d'un aidant : la centrale d'appel analyse le positionnement du bracelet et donc de l'abonné et le transmet à l'aidant.


Dans les 2 cas : la centrale d'appel reste en liaison permanente avec l'aidant afin de localiser l'utilisateur en temps réel et de permettre de le retrouver.


Un progrès pour le quotidien des personnes âgées

L'utilisation innovante de la géolocalisation dans le domaine de la santé et de l'aide aux personnes permet de sécuriser la vie des individus atteints de la maladie d'Alzheimer tout en leur permettant de conserver leur autonomie.

Grâce au bracelet porté au poignet, le bénéficiaire vulnérable peut évoluer en toute liberté dans une zone de déplacement définie avec les membres de sa famille.

Ce dispositif conforte ainsi les personnes âgées dans leur choix de demeurer à domicile en toute sécurité et constitue un soutien aux aidants familiaux.

Il permet d'éviter les risques de disparitions inquiétantes, qui se produisent malheureusement assez fréquemment chez les seniors qui ont perdu une partie de leurs repères.

Il apporte donc plus de sérénité aux familles et plus de sécurité et d'autonomie à leurs parents atteints de la maladie d'Alzheimer.

C'est pourquoi il est important que cette technologie encore mal connue du public se développe dans le département.

L'Association France Alzheimer a identifié, dans le département, 3 personnes qui bénéficient du bracelet de géolocalisation.


Le Conseil général a donc décidé d'accompagner dès cette année les personnes âgées qui utilisent un bracelet de géolocalisation

Le Conseil général des Alpes Maritimes s'est toujours engagé, de manière concrète et significative, en faveur des personnes âgées et, malgré un contexte contraignant, a décidé de consacrer en 2012 plus de 160 millions d'euros en leur faveur.

De même, son schéma départemental gérontologique 2012-2016 a plusieurs grandes priorités dont : « bien vivre à domicile » et « promouvoir la qualité et l'innovation au service des seniors ».

Le Conseil général des Alpes Maritimes a donc décidé d'inscrire cette année une nouvelle prestation en faveur des utilisateurs de bracelets de géolocalisation dans son budget primitif, afin de rendre cette technologie mieux connue du public et plus abordable aux patients et aux familles qui doivent souvent faire face à de lourdes charges financières.

Ainsi, il participe désormais à hauteur de 50 %, avec un plancher minimum de 20 euros par mois pour l'abonnement à ce système et la location du bracelet, dans le cadre de l'Aide Personnalisée d'Autonomie (APA).

Rappel : l'APA concerne 24 316 personnes dans le département dont 14 742 à domicile.

Le Conseil Général des Alpes Maritimes est le deuxième département à mettre en place cette initiative en France


LE CONSEIL GENERAL PARTICIPE DEPUIS LONGTEMPS AU DEVELOPPEMENT DE L'INNOVATION ET DES NOUVELLES TECHNOLOGIES EN MATIERE DE SANTE


La télé-assistance

Le Conseil général aide déjà par l'intermédiaire de l'APA, les personnes âgées et les adultes handicapés, isolés et à domicile à s'équiper de la télé-assistance.

9 000 personnes bénéficient de ce dispositif dont 3 122 via l'APA.


Médecin@pais

De même, le Conseil général a installé depuis 2004 un dispositif de télémédecine particulièrement innovant : Medecin@pais.

Celui-ci se décline à travers :

  • 19 sites équipés de stations satellitaires qui permettent d'accéder aux centres de ressources et de compétences du littoral, et de développer un programme de téléconsultation et de téléformation.

  • 12 e-valises qui permettent aux médecins généralistes volontaires du haut et moyen pays de télétransmettre des examens médicaux pour télé expertise au CHU de Nice, notamment en cas de doute de diagnostic.



Les appels à projet santé

Depuis 2006, le Conseil général a choisi de doter les équipes médicales et les chercheurs des établissements de soins du département de moyens matériels élargis et innovants.
Au total, les appels à projets antérieurs ont permis d'attribuer 18 millions d'euros - dont une partie importante pour la lutte contre la maladie d'Alzheimer (plus de 2,2 millions d'euros) - pour 107 projets émanant d'établissements de soins publics et privés ou d'équipes médicales et de recherche.
Un nouvel appel à projet a été lancé pour 2012.


LA POLITIQUE DEPARTEMENTALE DE LUTTE CONTRE LA MALADIE D'ALZHEIMER


Un état des lieux qui pousse à la recherche de solutions

En France :

  • 855 000 malades
  • plus de 225 000 cas chaque année
  • 1 million de cas prévus d'ici 2015
  • 1 enjeu économique : chaque malade d'Alzheimer coûte en moyenne 1 050 euros par mois à sa famille.


Au-delà des malades eux-mêmes, les proches sont souvent les secondes victimes d'Alzheimer : les conjoints de malades ont des conditions de vie extrêmement difficiles.

Dans le département :

  • Près de 16 000 personnes de plus de 75 ans atteintes par la maladie d'Alzheimer dans le département.
  • Avec 27% de personnes âgées de plus de 60 ans, contre 20% en France, le département des Alpes Maritimes va devoir faire face à une augmentation du nombre de malades.



Une priorité départementale

En synergie avec le plan national Alzheimer 2008-2012 (44 mesures 1,6 milliard d'euros), le Conseil général des Alpes-Maritimes a souhaité élaborer un plan Alzheimer départemental, rédigé par le professeur Daniel Benchimol, qui couvre la période 2008-2012.

Ce plan s'articule autour de 5 grands objectifs :

  • Approfondir la connaissance sur la maladie,
  • Mieux faire connaître la maladie,
  • Améliorer la prévention et le dépistage,
  • Prendre en charge et accompagner les malades et les familles,
  • Accompagner les professionnels.


Toutes les actions de ce plan sont initiées :

  • Création de la Commission Alzheimer au sein de l'observatoire départemental gérontologique.

  • Soutien de plusieurs projets de recherche, notamment un projet de recherche d'envergure internationale entre les équipes de l'Université de Stanford en Californie et du CHU de Nice visant à améliorer le diagnostic.

  • Développement, avec l'Association Alzheimer Côte d'Azur (affiliée à la Fédération Nationale France ALZHEIMER), de groupes de paroles et de permanences d'accueil pour les malades et leurs familles.

  • Intégration de la maladie d'Alzheimer dans les appels à projets santé du département, qui ont permis de financer l'acquisition d'une caméra PET pour le diagnostic précoce de la maladie par le centre Lacassagne pour 1 256 000 euros, et de soutenir plusieurs projets de recherche (360 000euros).

  • Développement des accueils et hébergements adaptés :

- 334 places en accueil de jour sont autorisées, dont 210 ouvertes et 134 lits en hébergement temporaire sont autorisés, dont 58 ouverts.
- Mise en place de trois « halte-répits » (accueil de quelques heures) à Menton, Sospel et Breil-sur-Roya.
- Obligation, pour tous les projets de création et d'extension d'établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) de disposer de places d'accueil de jour et d'hébergement temporaire pour les malades Alzheimer.

  • Soutien à la création de l'Institut Claude-Pompidou à Nice, centre de référence pour le dépistage, le diagnostic et la prise en charge, avec :

- Un accueil de jour pour renseigner et accompagner les aidants
- Des ateliers mémoires proposant des bilans de dépistage ou d'évolution de la maladie
- Un établissement d'hébergement pour personnes dépendantes doté de 72 lits
- Un département recherche.

Ce projet, d'un montant de 21,6 millions d'euros bénéficie d'une participation financière du Conseil général de 2 millions d'euros.
Les travaux, en cours, devraient s'achever d'ici août 2012.

  • Soutien à la création de deux Maisons de l'Autonomie et de l'Intégration des Personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer (MAIA).
    Une à Nice, l'autre à Antibes.
    Il s'agit de dispositifs de coordination de toutes les ressources qui peuvent être mobilisées et proposées sur le territoire en matière d'accompagnement et de prise en charge des malades et de leurs aidants.



Au total, depuis 2008, la politique de lutte contre la maladie d'Alzheimer du département des Alpes Maritimes représente 4,4 millions d'euros.


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